J'ai peur de vous lasser si je vous raconte notre troisième inondation. Mais comme je vous avais déjà pas raconté la première, je me laisse aller.

A flots, celle là, il pleuvait comme vache qui pisse. Qui n'a jamais vu pisser une vache? Parce que vraiment, ça vaut le détour. Non seulement les fenêtres sont pas étanches, ça ruisselait dessus, dessous, sur les côtés, mais...les murs non plus. Et encore moins le toit. De grosses auréoles venant de je ne sais où s'élargissaient un peu partout. Et même à retardement. La pluie était finie, mais des provisions faites sournoisement entre plancher du haut et plafond du bas continuaient à tomber sur les canapés.

Le gars de l'agence, arrivé bien vite, tâchait de faire bonne figure mais on voyait bien que le coeur n'y était pas. J'ai failli me laisser aller à le consoler, je deviens zen dans ce pays où personne s'énerve (presque) jamais. J'ai appelé à la rescousse tout ce qui me reste de méchanceté, et je lui ai fait remarquer que si j'avais pas été là pour débrancher l'ordi, pouf, plus d'ordi. Et peut-être même plus de moi si j'avais touché à la prise un peu plus tard et les pieds dans la flotte.

Faut absolument que je m'achète un seau, et que je fasse provision de serpillières. L'absence de tout ce matériel m'a confirmé ce que je craignais, la dame chargée du ménage achète elle-même ses outils et ses produits, donc elle les emmène en s'en allant. Pasque j'ai oublié de vous dire, on a pas seulement un gardien mais aussi une femme de ménage. Les deux sont... compris dans la location en quelque sorte. Et sur un salaire de femme de ménage vietnamienne, l'achat des produits, ça doit faire un joli petit trou!